Avancer

Transformer nos échecs en force !

Pour cet article j’ai envie de te parler de l’échec, comment le gérer et surtout ce qu’il peut nous apporter de positif dans notre vie.

Cela en te partageant 2 gros échecs de ma vie.

Cet article participe au carnaval d’article “L’échec qui a marqué votre vie” organisé par Timothée du blog Courir libre en montagne. D’ailleurs je te conseille d’aller y lire cet article, qui peut servir à tout le monde 😉.

1. Mon année de seconde

On commence direct avec l’une des années les plus douloureuse de ma vie : l’année de seconde.

L’échec

J’ai donc 15 ans, je suis très timide et j’arrive dans un nouvel établissement où je ne connais personne. (Oui, toutes les personnes avec qui j’étais au collège se sont orientées vers d’autres lycées ou… ?)

Je n’ose pas aller vers les autres et/ou répondre quand on me parle. Ce qui fait que, de fil en aiguille, je me retrouve toute seule, toute l’année. Le pire c’est pendant les permanences (ces heures où on n’a pas cours), je me sens nulle, j’ai honte, j’ai envie de me cacher…

Une grande douleur cette année-là !

(Mais attention si vous vous posez la question : je n’étais pas du tout harcelée ni rien ! J’étais juste toute seule dans mon coin)

Je réagis !

Du coup, arrivé l’année suivante, en première, j’ai décidé de dépasser ma peur des autres et de parler et d’aller dès le début de l’année vers les personnes de ma classe. Ça tombait bien (pour moi) parce qu’ils étaient quasiment tous différents de ceux de l’année passée.

Ça a été extrêmement dur ! Je me souviens d’un moment au self (la cantine) où je suis debout, mon plateau à la main et où je suis en train d’hésiter à aller m’asseoir avec les filles de ma classe. Je ne sais pas combien de temps je suis restée debout mais qu’est-ce que j’avais peur !

La seule chose qui m’a permise d’y aller, c’était de me reconnecter à la douleur de l’année précédente, la douleur d’être restée toute seule. Je ne voulais pas revivre ça !

Alors j’ai osé aller m’asseoir à cette table, et ça a marqué le début de mon intégration dans la classe. J’ai eu des copines, j’étais dans un groupe, on a fait des sorties hors du lycée ensemble, etc… et ça a été super ! Jusqu’en terminale évidemment. 😉

Ce moment (où je suis allée m’asseoir à cette table) reste l’un des moments où je suis la plus fière de moi de toute ma vie !!!

Mais cette action, je n’aurais pas été capable de la faire si je ne m’étais pas connectée à la douleur que de ce que j’avais vécu précédemment.

J’utilise cet échec pour avancer

J’ai d’ailleurs réutiliser cette douleur régulièrement après, quand je suis arrivé dans de nouveaux établissements en BTS puis en école d’ingénieur. Pour ne pas revivre cette douleur de rester toute seule, j’ai osé à chaque fois aller vers les autres dès le début.

Ce qui fait que c’est aussi devenu de plus en plus facile pour moi – d’aller parler aux autres. Et puis j’ai pu observer que les autres n’étaient pas aussi “dangereux” que ce que je pouvais m’imaginer et qu’ils m’acceptaient avec plaisir ! 😉

Bref, c’est donc cet “échec” – et la douleur que j’ai ressentie – qui m’a aidée à sortir de ma timidité. Il m’a donnée une force extrême pour sortir de mes peurs et avancer, une force qui m’aide toujours aujourd’hui :

Je suis capable de dépasser mes peurs et d’aller vers ce que je veux !!

Moralité 😉

Un échec, sur le coup c’est vraiment désagréable, inconfortable, …

Mais on peut totalement décider de l’utiliser pour avancer et apprendre de lui pour éviter que ça se reproduise, pour mieux savoir ce que l’on veut dans la vie et pour développer une force et une détermination qu’on aurait peut-être pas eu sans lui !

2. Mon premier accouchement

Le deuxième “échec” qui m’a marqué, et surtout pas mal fait souffrir, c’est lors de mon premier accouchement.

L’échec

Ça durait déjà depuis un bon moment et la sage-femme m’a proposée de le déclencher et rompant la poche des eaux pour que ça aille plus vite. Ce à quoi j’ai dit oui. Et puis ça s’est mal passé parce que ça a augmenté de beaucoup les douleurs que j’avais, je n’étais plus à l’aise, j’ai tout bloqué, rien n’avançait plus… et ça a finit (à mon grand soulagement) en césarienne.

Bref, le sujet n’est pas là.

Ce qui m’a profondément gênée et fait souffrir pendant des mois après cet accouchement, c’est le fait que je n’ai pas osé demander à la sage-femme pourquoi elle voulait déclencher.

Est-ce qu’il y avait un problème, est-ce qu’on ne pouvait pas attendre ? Moi perso je me suis imaginée qu’elle en avait ras-le-bol ou bien qu’elle voulais rester dans les “statistiques” (parce qu’un accouchement c’est censé durer tant de temps…

Et que je n’ai pas non plus osé lui dire que je voulais en discuter avec ma mère avant (elle était à la maternité avec nous mais pas dans la salle d’accouchement à ce moment-là).

Je m’en suis voulu parce que j’ai remis mon pouvoir à cette sage-femme, sans comprendre le pourquoi du truc. Et ça m’a vraiment fait beaucoup souffrir !

Avantages

Les avantages qu’il y a eu à avoir vécu cet accouchement par contre ça a été que ma sœur (qui a accouchée quelques mois plus tard dans le même hôpital) a été beaucoup mieux accompagnée. 💛

J’ai aussi vécu un super moment avec ma mère pendant cet accouchement, après le déclenchement, où j’ai senti un flot d’amour entre nous.

J’utilise cet échec !

Et puis surtout, j’ai retenu la leçon pour mon deuxième accouchement !

A J+2 je n’avais toujours pas de contraction et la sage-femme m’a annoncée qu’on programmait une césarienne à J+5 s’il ne se passait rien d’ici là. (Rapidement : après une première césarienne on ne peut pas déclencher donc soit les contractions commencent naturellement, soit on fait une nouvelle césarienne). Or, normalement on peut attendre jusqu’à J+7.

(Je tiens à préciser ici que je ne suis pas du milieu médical et que je n’y connais rien dans le domaine, les chiffres que je donne sont de mémoire, ils ne sont peut-être pas justes ! Ne te base pas là-dessus si tu es enceinte ! Ce n’est pas du tout le propos de mon article)

Du coup j’ai commencé une petite discussion intérieure entre le fait que je ne voulais pas trop “emmerder” la sage-femme et faire ce qu’elle me disait, mais en même temps que merde, pourquoi on attend pas 2 jours de plus ??!!!

Et comme, à mon premier accouchement, ce qui m’avait vraiment fait souffrir c’était de ne pas avoir posé de question pour mieux comprendre leurs décisions, là j’ai osé le faire. Pour ne pas revivre ça !

Elle m’a donnée l’explication, que j’ai très bien compris et j’ai accepté. C’était cool. Et j’ai été sereine.

Ce deuxième accouchement s’est très bien passé et j’en garde un bon souvenir.

J’aurais d’autres choses à dire sur ces accouchements, mais je vais rester sur ce point-là, parce que c’est vraiment celui qui m’a fait le plus souffrir, et que j’ai le plus vécu comme un échec !

J’utilise cet échec pour m’exprimer de plus en plus

Depuis, j’ai constaté que ce n’était pas si dur de poser des questions et que les autres ne sont pas gênés par ces questions. Au contraire, la deuxième sage-femme (deuxième accouchement) était même ravie de me répondre et de m’expliquer. Comme quoi, il ne faut pas hésiter quand on ne comprend pas quelque chose.

Et puis j’ai aussi appris grâce à ça que c’était vraiment super important (pour moi) d’exprimer ce que j’avais sur le cœur, et que souvent il me suffit de le faire pour aller bien/mieux. Je n’ai même pas forcément besoin de la réponse.

Et depuis, je le fais de plus en plus. 😉

C’est donc cette expérience/cet “échec” qui m’a donnée la force, le courage, la détermination de m’exprimer plus. Toujours en m’appuyant sur la douleur que j’avais vécue et que je ne veux plus vivre ! Et c’est génial !

Utilise tes échecs pour te créer une vie formidable

Nos échecs peuvent donc nous apporter beaucoup dans la vie, si seulement nous prenons la peine de les analyser et de voir ce qui a “merdé” pour modifier ça lors d’une prochaine situation similaire.

Moi, en tout cas, les 2 échecs que je viens de te partager m’ont vraiment grandement aidés à avoir la vie que j’ai maintenant et à transformer ma timidité. Et à avancer encore plus loin !

Ce que je retiens de cet article, parce que j’ai beaucoup galéré à trouver des échecs, c’est que pour moi, je vis un échec quand je n’ai ps osé passer à l’action : faire ou dire ce que je voulais ! Je n’ai trouvé aucun échec suite à un passage à l’action – parce que j’étais tellement fière de moi de l’avoir fait, que finalement, je me foutais du résultat ! 😃

Du coup, je trouve ça super intéressant à observer et ça va m’aider à avancer encore plus dans ma vie. Et oser encore plus passer à l’action, pour ne pas revivre ces moments douloureux.

Oui, la douleur peut être un formidable accélérateur, si on décide de l’utiliser pour ça !

Alors je te le dis : regarde tes échecs et décide que ça ne se reproduira pas ! Tu sens la puissance et la détermination que ça apporte ?

Dis moi dans les commentaires : est-ce que tu utilises tes échecs pour avancer et créer la vie dont tu rêves ?

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